cine-psy.com

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Rencontre Désolé de vous avoir manqué

Désolé de vous avoir manqué

Imprimer

Vous êtes cordialement invités à la Rencontre du Ciné-psy du 7 avril 2020
sur le film
DÉSOLÉ DE VOUS AVOIR MANQUÉ de Ken Loach
avec

SHELLEY-ROSE HYPPOLITE
Médecin-conseil à la Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale
&
Membre du c.a. de Médecins du Monde Canada

 

Notes biographiques

Shelley-Rose Hyppolite a d’abord travaillé comme médecin de famille et médecin dépanneur dans plusieurs régions du Québec et notamment auprès des communautés cris de la Baie-James. Elle est aujourd’hui médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive. Elle travaille comme médecin conseil à la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale sur la thématique des inégalités sociales de santé et elle est professeure adjointe à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Elle enseigne les sujets de santé internationale et des inégalités sociales de santé et elle participe à des projets universitaires de santé internationale. Elle est membre du conseil d'administration de Médecins du Monde Canada. Elle est médecin volontaire depuis de nombreuses années au sein de cette organisation et plus récemment au sein de la Croix-Rouge Canadienne en réalisant des missions d’urgence et de développement. En 2013, elle a gagné le prix de la Société canadienne pour la santé internationale pour l’œuvre accomplie. Elle fait partie de la liste des femmes canadiennes leaders en santé mondiale 2018 nommées par la Société canadienne en santé internationale.

 

CItation

Lorsqu'on pénètre aujourd'hui dans ces hauts lieux de souffrance que sont les hôpitaux de nos grandes villes, il est rare d'y trouver cette part faite au symbolique, rare qu'un séjour entre ces murs éveille qui que ce soit aux réalités spirituelles. Bien que l'expérience de la maladie fournisse une occasion propice à une réflexion sur les valeurs fondamentales de l'existence, voire un espace-temps privilégié pour l'amorce d'une transformation en profondeur des attitudes et des habitudes, le monde médical contemporain ne semble pas tellement touché par ces dimensions intérieures. Pas de place en ces lieux pour le recueillement, pas de temps pour une vraie présence à l'autre. Comme si l'expertise scientifique et la puissance technologique pouvaient, à elles seules, venir à bout de tout ce qui s'appelle maladie. Comme si l'opération systolique de la science médicale n'était pas vouée à l'échec sans l'intervention diastolique de l'art médical, un art qui, comme Jung aimait à le répéter, «requirit totum hominem »/« requiert l’homme tout entier ».

Extrait du livre L'espace sacré de la relation thérapeutique (en vue d'être prochainement publié).