cine-psy.com

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Rencontre Une femme en guerre

Une femme en guerre

Imprimer

Vous êtes cordialement invités à la rencontre du Ciné-psy du 24 avril 2019

sur le film

UNE FEMME EN GUERRE de Benedikt Ferlingsson

avec


Thomas De Koninck

Professeur émérite, titulaire de la chaire "La philosophie dans le monde actuel"

&

Co-auteur du manifeste "Beauté oblige. Écologie et dignité". Université Laval

 

(accompagné de Stéphanie Grimard, collaboratrice au manifeste)

 

Notes biographiques

Thomas De Koninck - CV

Diplômes principaux et carrière:

M. A. Lit. Hum. (Oxford, 1963); PH. D. (Université Laval, 1971). Instructor and Assistant Professor, Department of Philosophy, University of Notre Dame (U.S.A.) 1960-1964. Professeur adjoint (1964), agrégé (1971), titulaire (1977), Faculté de philosophie, Université Laval. Doyen de la Faculté de philosophie de l'Université Laval, 1974-1978. Professeur invité, Université de Bourgogne (Dijon); Institut d’Études Politiques (« Sciences Po »), Paris; University of Notre Dame (U.S.A.). Enseignements principaux, aux trois cycles: Philosophie grecque, Éthique, Philosophie de la connaissance, Anthropologie philosophique, Philosophie de l’éducation. Conférences fréquentes. Direction achevée de plus de 200 thèses de doctorat et mémoires de maîtrise. Professeur émérite depuis 2015. Rédacteur (philosophie) du Laval théologique et philosophique jusqu’en 2018.

Bourses, prix et distinctions:

Rhodes Scholar, 1956-1959 (Oxford). Alexander von Humboldt-Stiftung Stipendiat, 1972-1973 (Freie Universität, Berlin). Prix La Bruyère de l’Académie Française, 1996, pour l’ouvrage, De la dignité humaine. Officier dans l’Ordre des Palmes académiques (France),1996. Président de l’Association canadienne de philosophie, 2000-2001. Élu à l’Académie des Lettres et Sciences Humaines de la Société Royale du Canada, 2002. Prix d’excellence en enseignement de l’Université Laval, 2002-2003. Titulaire de la Chaire La philosophie dans le monde actuel, Université Laval, depuis 2004. Membre de l’Ordre du Canada depuis 2005. Titulaire de la Chaire de métaphysique Étienne Gilson (Paris), 2007-2008.

Principales publications récentes :

Nombreux essais, articles et conférences. Ses livres incluent : De la dignité humaine, 1995 (2e édition dans « Quadrige », 2002), couronné en 1996 par le prix La Bruyère de l’Académie française ; La nouvelle ignorance et le problème de la culture (2e édition, 2001) ; Philosophie de l’éducation. Essai sur le devenir humain (2004) ; Aristote, l’intelligence et Dieu, 2008, publiés tous les quatre aux Presses Universitaires de France ; et la codirection avec Gilbert Larochelle du collectif : La dignité humaine. Philosophie, droit, politique, économie, médecine, Paris, PUF, coll. « Débats philosophiques », 2005. Il faut y ajouter La crise de l’éducation, Québec, Fides, 2007; Philosophie de l’éducation pour l’avenir, Québec, Presses de l’Université Laval, 2010; Questions ultimes, Presses de l’Université d’Ottawa, 2012, prix de l’Association canadienne de philosophie, 2013; À quoi sert la philosophie? PUL, 2015.

Pour plus de renseignements, voir l’article de Wikipédia en français.

 

 

CItation

Lorsqu'on pénètre aujourd'hui dans ces hauts lieux de souffrance que sont les hôpitaux de nos grandes villes, il est rare d'y trouver cette part faite au symbolique, rare qu'un séjour entre ces murs éveille qui que ce soit aux réalités spirituelles. Bien que l'expérience de la maladie fournisse une occasion propice à une réflexion sur les valeurs fondamentales de l'existence, voire un espace-temps privilégié pour l'amorce d'une transformation en profondeur des attitudes et des habitudes, le monde médical contemporain ne semble pas tellement touché par ces dimensions intérieures. Pas de place en ces lieux pour le recueillement, pas de temps pour une vraie présence à l'autre. Comme si l'expertise scientifique et la puissance technologique pouvaient, à elles seules, venir à bout de tout ce qui s'appelle maladie. Comme si l'opération systolique de la science médicale n'était pas vouée à l'échec sans l'intervention diastolique de l'art médical, un art qui, comme Jung aimait à le répéter, «requirit totum hominem »/« requiert l’homme tout entier ».

Extrait du livre L'espace sacré de la relation thérapeutique (en vue d'être prochainement publié).