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Rencontre Capharnaüm

Capharnaüm

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Vous êtes cordialement invités à la rencontre du Ciné-psy du 6 février 2018

sur le film

CAPHARNAÜM de Nadine Labaki

avec

Danièle Bélanger

Titulaire au département de géographie de l’Université Laval de la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales

Notes biographiques

Danièle Bélanger a complété sa formation en démographie et en sociologie à l'Université d'Ottawa, de Paris V,  de Paris X et à l'Université de Montréal. Elle a été professeure au département de sociologie de l'Université Western Ontario, à London (Ontario) de 1997 à 2013, où elle a été directrice du programme gradué sur les migrations et les relations ethniques. Elle y a également dirigé, de 2004 à 2012, la Chaire de recherche du Canada sur la population, le genre et le développement. Depuis 2013, elle est professeure titulaire au département de géographie de l'Université Laval et y dirige la Chaire de recherche du Canada sur les dynamique migratoires mondiales. Ses projets de recherche portent sur différentes régions du monde et se concentrent sur les migrants à statut précaire ainsi que sur les répercussions des politiques migratoires sur les migrants.

 

CItation

Lorsqu'on pénètre aujourd'hui dans ces hauts lieux de souffrance que sont les hôpitaux de nos grandes villes, il est rare d'y trouver cette part faite au symbolique, rare qu'un séjour entre ces murs éveille qui que ce soit aux réalités spirituelles. Bien que l'expérience de la maladie fournisse une occasion propice à une réflexion sur les valeurs fondamentales de l'existence, voire un espace-temps privilégié pour l'amorce d'une transformation en profondeur des attitudes et des habitudes, le monde médical contemporain ne semble pas tellement touché par ces dimensions intérieures. Pas de place en ces lieux pour le recueillement, pas de temps pour une vraie présence à l'autre. Comme si l'expertise scientifique et la puissance technologique pouvaient, à elles seules, venir à bout de tout ce qui s'appelle maladie. Comme si l'opération systolique de la science médicale n'était pas vouée à l'échec sans l'intervention diastolique de l'art médical, un art qui, comme Jung aimait à le répéter, «requirit totum hominem »/« requiert l’homme tout entier ».

Extrait du livre L'espace sacré de la relation thérapeutique (en vue d'être prochainement publié).