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Rencontre Le démantèlement

Le démantèlement

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Vous êtes cordialement invités à la rencontre du Ciné-psy du 10 décembre 2013

sur le film

LE DÉMANTÈLEMENT de Sébastien Pilote

avec

Matthew Hatvany et Paul Guy

(comme conférenciers)

Notes biographiques de Matthew Hatvany

À la fin de mes études secondaires, j'ai quitté la banlieue de Philadelphie en Pennsylvanie à la poursuite d’une vie bucolique sur l’Île-du-Prince-Édouard où j'ai fait mes études de baccalauréat. Souvent, j'ai passé mes congés et fins de semaine sur l’île comme assistant sur des fermes laitières et productrices de pommes de terre … Une décennie plus tard, j'ai terminé mes études doctorales en géographie à l’Université Laval. J'ai trouvé là le moyen de croiser mes intérêts intellectuels avec mon amour pour la campagne québécoise et cela, tout en travaillant avec les fermiers de Kamouraska sur l’histoire des origines de l’exploitation agricole des marais salés de l’estuaire du Saint-Laurent et sur les impacts environnementaux de cette exploitation.

Aujourd’hui, je suis devenu professeur titulaire en géographie à l’Université Laval et membre du Centre inter-universitaire d’études québécoises. Je donne des cours de géographie historique portant sur les relations territoriales à longue durée entre les Québécois et leur territoire. À propos du film Le démantèlement, j'ai eu plusieurs opportunités pendant ma carrière d’interagir avec les bergers et les éleveurs d’agneaux sur les marais salés de l’Île-Verte et de la baie du Mont-Saint-Michel en France, voire même de leur prêter assistance. Sans doute, mon expérience la plus marquante avec les fermes ovines a eu lieu lorsque j'ai prêté main forte avec mon beau-père à un fermier solitaire sans appui familial, au moment où celui-ci a dû déplacer ses agneaux dans les montagnes de l’Île du Nord de la Nouvelle-Zélande.

Notes biographiques de Paul Guy

J’ai eu la chance de naître, avant l’invention de la bombe atomique et de l’ordinateur, dans une famille terrienne, nombreuse et pauvre, au Lac St-Jean.

Ce fut une enfance heureuse et épanouissante car, dans cette famille, le mot éducation était encore synonyme de richesse. Les curés nous ont donc recrutés et nous avons tous complété des études supérieures. Pour ma part, j’ai décroché une maîtrise en sciences sociales à l’Université Laval. Ça m’a permis de faire travailler mes méninges, mais mon côté paysan ne m’a jamais quitté.

Après quelques années de travail au gouvernement du Québec, alors en plein développement, je me suis lancé dans l’aventure des Cégeps. Une job taillée sur mesure qui m’a apporté beaucoup de satisfaction. Un monde sans prétention, non-carriériste, rigoureux et exigeant, où les jeunes deviennent autonomes et adultes. Un milieu créatif où l’on pouvait assumer pleinement notre indépendance et notre liberté.

Cela m’a permis de me construire un milieu de vie à la campagne pour y élever  enfants et  agneaux. Belles années de solidarité avec le monde rural. Les préoccupations sur une terre agricole sont multiples. De la génétique à la nutrition en passant par la mécanique, il n’y a pas de métier plus polyvalent. Vingt-cinq ans d’équilibre entre l’intellect et le manuel.

Et puis, le travail du bois et de la forêt m’a rattrapé…

 

CItation

« Imaginez, si l’ensemble de l’énergie productive et créative des personnes qui travaillent chaque jour sur la planète n’était pas concentrée à faire tourner la machine économique, mais à pratiquer des activités qui leur donnent une irrépressible envie de sauter du lit chaque matin, et que cette énergie soit mise au service de projets à forte utilité écologique et sociale… Il y a fort à parier que le monde changerait rapidement. »

Extrait du Petit manuel de résistance contemporaine de Cyril Dion, coréalisateur du film « Demain »

 

Bande-annonce du film