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Rencontre Une méthode dangereuse

Une méthode dangereuse

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Vous êtes cordialement invités à la rencontre du Ciné-psy qui portera

sur le film

UNE MÉTHODE DANGEREUSE de David Cronenberg

avec


Marcel Gaumond - Noël Montgrain

N.B.: Stéphanie Bois-Houde, journaliste et ex-rédactrice-en-chef du magazine Le Clap agira comme modératrice de la rencontre.

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NOTICES BIOGRAPHIQUES (extraites du livre "Le cinéma, âme soeur de la psychanalyse" auquel les deux conférenciers et la modératrice ont contribué)

Marcel Gaumond

Je me revois, au milieu des années 60 : j’ai dix-neuf ans et il n’est pas rare que dans cette chambre que j’occupe à l’époque, à l’étage de la Boîte à chansons Le Cro-Magnon (cf. : « Histoire et préhistoire du Ciné-Psy » dans Le cinéma, âme soeur de la psychanalyse), des étudiants de mon âge et même aussi des enseignants, viennent me voir pour se confier, pour trouver une oreille attentive.  Il est possible que ce soit là qu’ait pris naissance mon « devenir psychanalyste ».

Ma formation en psychanalyse s’est accomplie en deux temps : 1) D’abord à l’institut Jung de Zürich dans les années 70, en analyse personnelle avec Dieter Baumann-Jung (psychiatre et petit-fils de C.G. Jung) et Aniéla Jaffé (co-auteure de Ma vie, biographie de Jung) et en supervision avec Marie-Louise von Franz (proche collaboratrice de Jung) et Adolf Güggenbuhl-Craig (alors directeur de l’institut Jung et président de l’Association internationale de psychologie analytique) ; 2) ensuite, à San Francisco, au milieu des années 80, avec William B. Goodheart (psychiatre et psychanalyste conjuguant les approches jungienne et freudienne, par le biais des travaux de Robert Langs).

Les études de doctorat que j’ai entreprises ultérieurement, dans les années 90, me permirent de faire le pont entre ma formation psychanalytique et mon expérience acquise en milieu d’éducation, comme enseignant et professionnel. Le texte de ma thèse (1994) porte sur l’analyse du récit de vie de quatre enseignants du milieu collégial.

Co-fondateur avec Guy Corneau, Jan Bauer et Tom Kelly de l’Association des psychanalystes jungiens du Québec, j’ai été président de cette association pendant dix ans (1989-1998), en plus d’être actif dans le cadre de l’institut de formation « The Inter-Regional Society of Jungian Analysts of North America. ».  

Depuis le début de ce nouveau siècle, tout en maintenant une pratique privée en thérapie analytique, à Sillery, je partage mon temps de loisir entre diverses activités de bricolage et l’écriture. Ouvrages parus : Du corps à l’âme (Le Loup de Gouttière), Enseigner et séduire (P.U.L., ouvr. en coll.) et en 2005, pour souligner les quinze premières années des Rencontres du Ciné-psy, Le cinéma, âme-sœur de la psychanalyse (L’instant même).

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Noël Montgrain

Je n’ai jamais cru que ce rêve impossible se réaliserait. Un matin, mon maître, Yves Rouleau me suggère de continuer ma formation à l’étranger, à Paris par exemple.  Comme si la décision avait été prise de toute éternité, je suis parti illico. L’océan, l’Europe et quatre ans de formation en psychiatrie  et en psychanalyse dans la même lancée. J’y ai  connu comme professeurs Jean Delay et Pierre Deniker, les premiers expérimentateurs de la chorpromazine, j’ai fait des présentations de malades à Jacques Lacan, j’ai été étudiant de la Société psychanalytique de Paris, j’ai fait une analyse personnelle avec un Hongrois d’origine et j’ai été supervisé par André Green et tutti quanti.

J’ai eu une formation exceptionnelle, de celles qui font, à mon avis, un bon psychiatre. J’ai été, j’en suis convaincu et je le reconnais, privilégié.  Par la suite, j’ai enseigné la psychothérapie aux résidents, la relation médecin-malade aux médecins de famille, j’ai, avec mes collègues, développé une forme de psychothérapie analytique brève applicable en consultation externe, j’ai dirigé un département de psychiatrie pendant 20 ans et j’ai été l’un des fondateurs d’un centre de recherche en neuropsychiatrie. 

Parallèlement, j’ai mené un carrière de psychanalyste. J’ai fait des communications dans les principaux congrès internationaux, j’ai entretenu des rapports avec des collègues de France, de  Suisse et d’Italie, j’ai été président de la Société psychanalytique de Montréal, vice-président de la Société canadienne de psychanalyse et président-fondateur de la Société psychanalytique de Québec.

Les thèmes dont j’ai surtout traité sont la psychose, la psychanalyse de la femme, la psychothérapie analytique brève, la relation médecin malade, psychanalyse et  système de sécurité sociale et la formation en psychothérapie.

Sous cette surface. Il y a moi.

Ouvrages récents:La tache originelle, Carte blanche, 2011 (roman). Penser la vie psychique, P.U.L., 2009 (collection d'articles scientifiques).

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Stéphanie Bois-Houde

Diplômée en science politique et en journalisme, Stéphanie Bois-Houde fut rédactrice en chef du Magazine Le Clap pendant une quinzaine d’années (1996-2010). Plus qu’un travail, le cinéma s’est imposé à elle, sa mère l’ayant initiée très tôt à la vie projetée sur grand écran. La première œuvre marquante qui lui révèle le cinéma français: Le Dernier Métro de François Truffaut. Une rencontre importante qui en entraînera d’autres avec Claude Sautet, Claude Chabrol et André Téchiné lors de voyages « pelliculaires » où elle puise aux sources de la « qualité française ».

Outre le cinéma de l’Hexagone avec lequel elle entretient toujours une affinité élective, avec le réalisateur François Ozon entre autres, qui s’impose de film en film en gardien de la mémoire, c’est le cinéaste québécois Gilles Carle qui lui révèle, en 1981, un pan important de notre cinématographie nationale avec Les Plouffe. La chronique humaniste de Roger Lemelin traduisait avec une tendresse infinie la vie d’une famille ouvrière de la basse-ville de Québec à l’époque de l’entre-deux-guerres, le film de Carle l’incarnait. Depuis, les images continuent de l’atteindre, toujours aussi fascinée par les films et les réalisateurs.

 

 

CItation

« Imaginez, si l’ensemble de l’énergie productive et créative des personnes qui travaillent chaque jour sur la planète n’était pas concentrée à faire tourner la machine économique, mais à pratiquer des activités qui leur donnent une irrépressible envie de sauter du lit chaque matin, et que cette énergie soit mise au service de projets à forte utilité écologique et sociale… Il y a fort à parier que le monde changerait rapidement. »

Extrait du Petit manuel de résistance contemporaine de Cyril Dion, coréalisateur du film « Demain »

 

Bande-annonce du film